Culture
Bâle en coulisses avec le parcours de Marthe Keller
Publié le 25 July 2026 · Lecture éditoriale

Bâle occupe une place particulière dans le parcours de Marthe Keller. L’actrice et metteuse en scène suisse y est née en 1945. La ville apparaît ainsi comme un point de départ biographique, avant les scènes et les studios qui ont marqué sa carrière en Suisse, en France et aux États-Unis.
Ce lien ne doit toutefois pas être transformé en itinéraire personnel imaginaire. Aucune source publique ne permet d’attribuer à Marthe Keller un café, un hôtel ou un restaurant favori à Bâle. Le plus juste consiste à partir de son origine bâloise, puis à parcourir les institutions et les quartiers qui donnent à la ville son identité culturelle.
Une naissance bâloise avant la carrière internationale
Marthe Keller est née à Bâle et a reçu une formation artistique qui l’a conduite de la danse vers le théâtre et le cinéma. Sa carrière s’est ensuite développée principalement en France, où elle s’est fait connaître comme comédienne, puis dans le cinéma international. Elle a notamment joué dans Le Diable par la queue, Marathon Man et Bobby Deerfield.
Son activité ne s’est pas limitée à l’écran. Marthe Keller a également travaillé comme metteuse en scène, en particulier dans le domaine de l’opéra. Cette double présence, entre interprétation et mise en scène, permet de la replacer dans une tradition bâloise attentive aux échanges entre théâtre, musique, danse et arts visuels.
Le lien entre Marthe Keller et Bâle est d’abord biographique : la ville est son lieu de naissance et le premier repère suisse d’un parcours artistique devenu international.
Le Théâtre de Bâle, une institution au cœur de la ville
Le Theater Basel constitue l’un des grands repères des arts de la scène bâlois. Son programme réunit traditionnellement théâtre, opéra et danse, trois disciplines qui font écho aux différentes dimensions du parcours de Marthe Keller. Le bâtiment et ses alentours se trouvent dans le centre-ville, à proximité de la Barfüsserplatz et du Kunstmuseum.
Pour une promenade culturelle, il est intéressant d’observer la complémentarité des lieux plutôt que de rechercher une adresse associée à une personnalité. Une représentation, une visite du centre historique et un passage par les musées permettent de comprendre comment Bâle fait dialoguer patrimoine et création contemporaine.
Le Kunstmuseum et les collections au bord du Rhin
Le Kunstmuseum Basel conserve des œuvres couvrant plusieurs siècles d’histoire de l’art. Ses collections comprennent notamment des œuvres de la Renaissance, de l’art moderne et de l’art contemporain. La visite offre un autre éclairage sur la place de Bâle dans la vie culturelle suisse, sans réduire la ville à son architecture médiévale.
Le Rhin joue lui aussi un rôle essentiel dans la perception de la ville. Les quais, les ponts et les promenades relient les différents quartiers et offrent des points de vue sur les façades du centre. La traversée du fleuve à bord d’un bac traditionnel, lorsque celui-ci circule, constitue une expérience urbaine caractéristique : les embarcations utilisent le courant et sont guidées par un câble aérien.
De la vieille ville à la Fondation Beyeler
La vieille ville rassemble plusieurs monuments qui permettent de lire l’histoire de Bâle. La cathédrale, reconnaissable à ses façades en grès rouge, domine le Rhin depuis la colline du Münster. Non loin de là, l’hôtel de ville se distingue par sa cour et sa façade rouge richement décorée. Les ruelles autour de la Marktplatz, de la Barfüsserplatz et de la Spalenberg montrent les différentes strates du développement urbain.
À Riehen, dans l’agglomération bâloise, la Fondation Beyeler présente une importante collection d’art moderne et contemporain dans un bâtiment conçu par Renzo Piano. Le musée est entouré d’un parc et se visite comme un ensemble réunissant architecture, œuvres et paysage. Il ne se trouve pas dans le centre de Bâle, mais il fait partie des grands repères culturels accessibles depuis la ville.
Art contemporain et mémoire industrielle
Le Musée Tinguely, installé au bord du Rhin, est consacré à l’œuvre de Jean Tinguely, artiste suisse associé au mouvement de l’art cinétique et aux machines en mouvement. Ses sculptures, souvent animées et sonores, donnent une image ludique et expérimentale de la création artistique.
Le Schaulager, situé à Münchenstein, au sud de Bâle, propose une autre approche de l’art contemporain. Il s’agit d’un lieu de conservation, de recherche et d’exposition destiné à rendre accessibles des œuvres qui ne sont pas toujours présentées selon le modèle d’un musée traditionnel. Avec la Kunsthalle Basel, le Museum der Kulturen Basel et le Museum of Ancient Art, il complète un paysage culturel particulièrement dense.
Une ville de spectacles et de rencontres culturelles
Bâle accueille également des manifestations qui attirent un public international, notamment la foire Art Basel, consacrée à l’art moderne et contemporain. Il faut distinguer cette manifestation, organisée dans le cadre de la vie culturelle de la ville, des institutions permanentes qui fonctionnent toute l’année. Le calendrier des expositions, des concerts et des représentations varie selon les saisons.
Pour suivre cette actualité, il est préférable de consulter les calendriers officiels des institutions avant une visite. Les horaires, les jours de fermeture et les modalités d’accès peuvent changer, en particulier lors des jours fériés ou pendant les périodes de montage d’exposition.
Conseils pour un parcours culturel à Bâle
- Commencer par la vieille ville et la cathédrale permet de situer les principaux quartiers du centre.
- Prévoir un temps distinct pour les musées : les collections du Kunstmuseum et celles de la Fondation Beyeler ne se visitent pas de la même manière.
- Vérifier les horaires du Theater Basel, du Musée Tinguely et des autres institutions avant de se déplacer.
- Utiliser les transports publics et marcher entre les étapes lorsque cela est possible, en tenant compte de la distance jusqu’à Riehen ou Münchenstein.
- Respecter les règles de photographie et de silence propres à chaque musée ou salle de spectacle.
Le parcours de Marthe Keller invite finalement à regarder Bâle comme une ville de passage entre plusieurs univers artistiques. Son nom rappelle une naissance bâloise et une trajectoire internationale, tandis que les théâtres, les musées, le Rhin et les quartiers historiques donnent un cadre concret à cette histoire. Sans lui prêter des habitudes qui ne sont pas documentées, on peut ainsi découvrir la ville à travers les lieux publics qui font sa richesse culturelle.
Note éditoriale : ce contenu est informatif. Les associations entre personnalités et lieux reposent sur des sources publiques et peuvent évoluer.